Dans le récit mythique du déluge, il y a quelques oubliés. Tous les hommes qui ne montent pas dans l'Arche.
Pour eux, le premier jour a dû, finalement, être un jour comme les autres. "Tiens, il pleut aujourd'hui". Le deuxième jour n'est peut-être pas très différent. Le troisième jour, certainement, des remarques. "Pfff il pleut beaucoup, ç'a pas arrêté depuis trois jours". Le quatrième jour, une stupeur qui, peu à peu, fait place à l'irritation croissante. Après un climax, s'installe un sentiment d'absolue désolation, de lassitude mélancolique, de renoncement à l'esprit et à la conscience.
Une sorte de nirvana négatif.
Certes c'est une punition. Mais dans cet état, je ne pense pas qu'on puisse s'orienter vers la repentance et être finalement sauvé. Ca doit être ça, être maudit.
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Le 29 mars, en 96h : un mètre d'eau à Takamaka et déjà plus de 36 centimètres chez nous.
Nous vivons une période punk.
2 commentaires:
Après les orages (pour ne pas se faire oublier), voilà le déluge. Tu parles d'un paradis!
tu as raison, je n'avais pas fait le rapprochement entre les deux posts !
D'ailleurs, j'ai eu la métaphore un peu facile, ce n'est pas tant la quantité d'eau (après tout, on est en saison cyclonique) que l'ininterruption sur de longs jours.
C'est d'ailleurs un peu calmé, on a même fini la soirée sur la plage hier !
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