dimanche 5 octobre 2008

De l'Atlas à la Bretagne

Ce samedi, j'ai botté en touche pour les propositions de randonnées.
Je suis allé manger chez Claudine, pour aller ensuite voir les meubles à mettre dans mon futur nid.
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Je me lève à l'arrache, et suis encore en train d'écouter les nouvelles de RFI et de boire mon café - pas au soleil ce matin, de courtes pluies se succèdent - quand Claudine m'appelle pour reprendre l'itinéraire et venir me chercher. Comme il est déjà presque midi, ça la fait rire que je n'en sois que là :-S Je me presse et descend la rue pour être à peu près à l'heure au rendez-vous. J'attends, j'attends sous la pluie (et finis par me mettre à couvert sous l'abribus ; il fait chaud, mais je vais finir par être vraiment mouillé...) ; elle finit par me rappeler car mon explication ne devait pas être satisfaisante.
Cette fois, ça roule, et dix minutes après je suis ramené chez elle.
Petite maison sympa, déjà presque meublée. On prend l'apéro tous les trois avec Sylvain, son fils qui a mon âge à quelques mois près et qu'elle a ramené dans ses bagages. On regarde des photos des Antilles, Guadeloupe, les Saintes..., et je dois bien avouer que c'est très beau. Deux punchs après, je suis déjà en joie (!), pâtes bolo, café, et on s'arrache vers les 16h.
Tous les magasins de meubles sont concentrés, c'est pratique.
On rentre dans un premier où elle n'avait pas été. C'est joli mais franchement cher. Pas possible de seulement commencer à achter tous les trucs de base ici... Du coup, on va à Atlas où elle avait été pour ses propres meubles et où elle devait retourner car il lui manquait une table à la livraison. C'est grand et un peu en bazar.
On traîne un peu et on va voir "monsieur Pascal" qui s'était occupé d'elle.
Je m'attache d'abord aux choses importantes : "avez-vous des bancs ?" Avec ma pièce principale allongée, je trouve que ça se prête bien à avoir d'un côté un coin salon et de l'autre un coin de bouffe avec une grande table et des bancs - j'aime bien la convivialité du banc.
Dans tout ce gigantesque magasion, il n'y a qu'un banc possible. Seul le prix de la table qui va avec est indiqué (690 euros quand même...). Monsieur Pascal note pour aller demander le prix des bancs plus tard.
L'accessoire ensuite : le frigo. "Petit ou grand modèle ?" "euh... moyen ? (...) en fait, c'est quoi, petit et grand pour vous ?" Il s'avère que le moyen est déjà énorme... "Et vous avez quoi en franchement petit ??" Le plus petit est déjà deux fois plus grand que celui que j'avais à Paris. Pour quelques 200 euros, je pense que ça devrait aller.
"Une gazinière" ? Je botte en touche, je ne sais plus si l'appart est équipé.
"Une machine à laver ?" Je rebotte en touche : Claudine m'a déjà proposé d'utiliser sa machine dans les premiers temps, c'est donc vraiment accessoire pour l'instant.
"Une télé ?" Je ne veux pas de télé. "Ok..."
Je reprends la main. Je demande pour deux lits une place pour faire le coin salon et pouvoir faire couchage d'appoint. En montant à l'étage, Monsieur Pascal me demande si je ne veux pas un salon. "euh... ce sont les lits que je veux utiliser pour faire le salon..." "ah oui..."
Un peu galère pour trouver ce qu'il faut, à une hauteur potable pour servir de canapé. A un moment, je vois Monsieur Pascal qui commence à se poser des questions sur ce que je veux, avec mes questions sur la hauteur et tout. "Vous voyez, je veux faire un truc, style salon marocain" "Mais vous n'allez pas trouver ça ici !!" "euh... bin c'est ce que je veux essayer de faire avec ces deux lits..." "ah ok...". Je finis par trouver ce que je veux après avoir bien traîné à l'étage.
Là, on vient lui dire le prix des bancs. 350 euros pièce. Argh... Je tique. "Je pense que ça ne va pas le faire alors..."
Monsieur Pascal fait le compte de meubles. "Qu'est-ce qu'il pourrait manquer encore... ? La télé ?" "nan, je ne veux pas de télé, vous savez, j'aime pas trop ça..." "ah, d'accord..."
Je veux une table basse. On redescend, et repasse devant un canapé. "Ah ! il vous manque un salon encore" "euh... euh... euh... ce sont les lits que je veux utiliser comme salon ! Moi je dors dans un hamac !!" "ah oui, c'est vrai !" Je vois quand même que ça le sèche que je lui dise que je dors dans un hamac : il me regarde avec des yeux ronds à ce moment-là.
Avant de chercher la table basse, je repasse quand même voir les tables pour manger puisque l'affaire des bancs me chagrine. On vient lui dire "198 euros pièce". Ok, presque moitié prix, j'accepte mais recherche une autre table. J'en trouve une autre avec une rallonge. Moins chère, un peu plus courte que les bancs, mais bon, l'affaire est dans le sac.
"Ah, il vous manque la télé encore !!!!" Petit moment de solitude... "Je ne regarde pas la télé, c'est pas mon truc...." "ah oui, c'est vrai !! c'est un choix..." Pas un choix réunionnais, on dirait...
On fait le tour des tables basses. Rien ne me plaît. On s'arrêtera là pour aujourd'hui : un frigo, une table, deux bancs, deux lits, deux matelats, ça suffit pour l'instant.
1700 euros au total ; paiement en quatre fois, tranquille... Je débourse depuis l'avant-veille (la voiture) comme j'ai jamais fait avant, ça me fait bizarre.
Bilan : je serai meublé rapidement après avoir emménagé, normalement. C'est cool.
Je me rends quand même compte (à la réflexion, il y avait déjà un peu de ça à l'achat de la voiture) que les habitudes de consommation (illustrées ici par la télé, le canapé...) sont quand même géographiquement/culturellement plus marquées que ce que j'avais en tête (d'ailleurs les types de meubles ne sont pas exactement ceux qu'on voit le plus fréquemment en métropole) et que cela produit un effet inattendu : tu as beau dire des choses aux vendeurs, ils ne percutent pas forcément quand c'est en dehors des habitudes locales.
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Il est déjà tard quand on sort, et But est déjà fermé : on ne continuera pas notre tour d'achat de meubles aujourd'hui. Je la fais passer devant mon futur appart' ; j'ai bien retenu la route et on ne se plante pas. L'ensemble de bâtiments est quand même assez joli, les petites plantations d'arbres sont pas mal. C'est moins clean que les zones plus résidentielles où habitent Christian et Claudine, mais j'aime bien cet endroit.
Retour à la maison, j'invite Claudine à prendre un petit verre et lui montre la maison de Christian. Je sors quelques rhums arrangés, mets un peu de musique en fond (Julien Jacob lui plaît bien :-) et aussi Victor Démé) ; on essaie de mettre la musique du groupe de son fils aîné, mais ça ne marche pas... La connexion doit être trop lente. Christian puis Florence arrivent, et elle se rentre.
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Christian est invité chez Lisa. Florence reste pour bosser un capes blanc, et je suis embarqué. "Ce soir, c'est toi qui conduis au retour, Christian !" "ok, pas de problème !"
Direction : la Bretagne.
Super maison, la grande classe. Vue remarquable, belle terrasse avec une piscine démontable :-), de grands espaces. Il y a son copain, Florian, que j'avais croisé à la première plage, et puis aussi Benoît (qui est train de coucher son petit enfant, mais ça semble un peu galère visiblement...).
Très agréable soirée, on mange un chili à l'extérieur car il y a une accalmie des gouttes. Pas de discussion convenue, on parle un peu comme on parlait à Paris, sérieux et léger en même temps : Lisa parle de l'interview qu'elle vient de faire d'Adriana Karembeu, on parle avec Christian du Cadavre du blanc...
Partie de poker (je demande à avoir une réexplication des tours, mais je m'aperçois que je ne suis visiblement pas le seul à ne pas être super au point) ; mise de deux euros pour la partie.
Christian fait un "tapis" pour pouvoir aller s'endormir sur le canapé :-D Fin de partie, Benoît gagne et repart en emportant son gosse tout endormi. Christian, plus endormi encore que le petit gosse, me dit "tu ne veux pas conduire finalement ??". Je rigole intérieurement. Comme j'ai quand même picolé, j'accepte si on attend un peu en mettant à boire du soda.
On reste donc à papoter avec Lisa et Florian. Ils me sont particulièrement sympathiques.
Zamal ? Ok. Première depuis l'arrivée sur l'île. Christian arrive à émerger : "tu pourras conduire, quand même ?"
On est tous un peu fatigué ; challenges débiles (connaître les capitales du monde, citer les Etats des USA...) et palabre affalés. Je me sens très bien. Ce n'est pas "comme avant", mais il y a des consonnances : je retrouve quelques repères, le genre d'esprit que j'aime chez les gens...
Je finis par me dire que ça fait bien longtemps qu'on est là et qu'il faut laisser nos hôtes dormir. On fait émerger péniblement Christian, et hop !
Bilan : je suis content :-)

2 commentaires:

Unknown a dit…

"Ce samedi, j'ai botté en touche pour les propositions de randonnées."
Tu me déçois là, je t'ai connu traveler à une époque ! :)

Binou

jerem a dit…

Randonner dans l'Atlas, c'est plus "urbain", mais indubitablement un tour de force, grand ! (même avec monsieur pascal comme guide)