Pour ceux qui sont intéressés par mes péripéties de logement et de motorisation, ce lundi a apporté quelques éléments.
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Le home d'abord.
J'avais oublié de préciser que j'avais eu quelques nouveautés pour ma future maison vendredi. Le petit gars que je dois remplacer m'a passé un coup de fil pendant l'HMI de vendredi (ah oui !! autre nouvelle !! la grève et le blocage d'île, c'est pour bientôt, j'y reviendrai). Il était tout vénère ; la SIDR voulait lui faire payer le loyer de l'appartement pendant les travaux !! Il allait vider l'appart le week-end, mais n'était pas prêt à laisser les clefs par principe (je le comprends). Du coup, j'ai rappelé la fille dans la foulée, et là, miracle, je l'ai eue :-) Il a dû y avoir une mise au point côté SIDR dans l'entre-deux, car elle ne m'en a parlé ; puisque j'étais ok pour "subir" les travaux : état des lieux le lundi, bilan des travaux dans l'aprèm, me rappelle dans la foulée, bail dès le mardi et tout est dans la poche. J'ai quand même laissé un message au petit gars pour lui dire de ne pas hésiter à m'appeler pendant l'état des lieux si ça se passait mal.
Après plusieurs rebondissements et déception, j'ai attendu sereinement sans me faire d'illusions.
Aujourd'hui, le petit gars m'appelle en plein test de DataModel "Mayotte" ("mais cette enquête-emploi ne permet pas de prendre en compte les ménages polygames ??!!" "mais pourquoi on ne peut pas quitter les études avant 15 ans ???"). Etat des lieux sans soucis (si ce n'est qu'il a arraché une partie des carreaux de la cuisine en déménageant ses meubles ; quelques travaux supplémentaires :-S :-S) ; il est cool, et me fait confiance pour le payer pour la clim qu'il laisse. Dommage qu'il parte pour le sud, ça m'aurait plu de m'en faire un pote.
Je n'ai pas réussi à avoir la fille de la SIDR (décidément une anguille...), mais au moins les occupants sont partis. Un obstacle en moins à mon emménagement.
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Le véhicule maintenant.
Mon gars m'a appelé à 9h et m'a du coup un peu pris de court pour mes velléités de méchanceté. Il voulait savoir si j'avais récupéré un chéquier... Je lui ai répondu que je n'en avais toujours pas, et que je ne m'étais occupé de rien pour me trouver un cautionneur puisque je m'étais dit que je pouvais me débrouiller jusqu'à mardi (demain) pour la voiture. Elle sera prête, n'est-ce pas ? C'est en bonne voie ! Bin j'espère. Vous pouvez passer en début d'après-midi demain ? Ouais, je me débrouille.
Evidemment, j'aurais dû être un peu menaçant au téléphone. Mais à me prendre presqu'au réveil, ça me casse mes plans de bataille !!! Qu'il me demande si j'avais récupéré un chéquier (i.e. de quoi faire une caution...) ne me rassure pas des masses sur la suite de l'affaire. En même temps, pourquoi me fixer un rendez-vous (presque) précis pour demain s'il n'a pas l'intention de me la refiler en sachant que je n'ai pas de quoi faire une caution selon les normes de chez lui ?
La psychologie du vendeur de voitures restera un mystère pour moi. Je renonce à essayer d'y comprendre quoi que ce soit...
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Bref, je préfère penser ce soir que les choses s'arrangent un peu (mais je vais essayer de concentrer quelques atomes de méchanceté et de colère pendant la nuit, histoire d'en disposer demain si nécessaire).
A l'inverse, ça va pas trop pour ma petite Claudine. L'adaptation à Zamalia est bien plus difficile pour elle. Elle reste sur le vécu magique de ses derniers temps en Guadeloupe, et peine vraiment à atterrir ici. Pas facile à gérer, d'autant qu'elle est un peu désoeuvrée dans la journée sans que j'y puisse grand chose. A la DR, je peine un peu à être à la fois avec elle, à bosser avec elle (et je ne vois pas encore de trucs à lui confier sans y mettre mon nez, en expliquant "de loin" et bien), et de mon côté assurer ma partie spécifique de taf. Et puis en dehors, c'est pas non plus facile d'être un squatteur pas trop relou pour Christian et puis de pouvoir être un peu moteur pour elle (et Sylvain) de trucs sympas à faire (accentué par le fait que je ne connais rien à rien à l'île...). En plus, mon statut de "chef" me met un peu mal à l'aise dans cette relation.
Je suis quand même content du boulot qu'on a fait en fin de journée, sur ce fameux DataModel pour l'enquête-emploi de Mayotte. On a commencé ensemble à comprendre comment faire, et il me semble qu'elle s'est prise au jeu sur la fin (pendant le coup de téléphone de mon petit gars de l'appart') où elle a mis à jour une belle incohérence que j'avais zappée et a trouvé l'enchaînement problématique. Ces problèmes de logique ne semblent pas l'avoir rebutée, peut-être même au contraire. Peut-être que c'est un premier pas vers une stabilisation, au moins pour le taf ; en attendant plus. J'espère en tout cas.
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