Un petit mot rapide pour vous tenir au courant.
En effet, comme maintenant, j'ai un logement au-to-no-me (!), mais que je n'y ai pas encore de téléphone et d'internet, je peux plus difficilement tenir au jour les nouvelles.
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Prise de clef ; pré-emménagement.
J'arrive à 13h. La fille de la SIDR est là... ...mais elle n'est pas seule. Des ouvriers sont en train de tripatouiller le chauffe-eau. A la contre-visite (?), il est apparu qu'il fallait le changer. :-S Ca commence bien. Rendez-vous est pris pour le lendemain, afin d'en mettre un tout-nouveau-tout-beau. On fera le bail dans la foulée (problème informatique côté SIDR, pas possible d'éditer les papiers qu'il fallait...).
Bon, je suis déjà content quand même. Je dormirai sur place (pour accueillir les ouvriers à la première heure), mais j'irai quand même me doucher chez Christian.
Je teste un petit peu, fais le tour, descend la voiture au garage...
Comme le reste de l'après-midi est libre, je décide de faire un petit tour dans un magasin de hi-fi. Je descends donc chercher la voiture. Histoire de voir, j'essaie d'en fermer la porte qui me semble un peu bizarre. Je n'ai pas eu là la meilleure idée de ma vie : j'ai beau ne pas être franchement "plein de muscles" genre je-suis-un-surfeur-bronzé-et-je-joue-au-volley-sur-la-plage, comme je tire du mauvais côté, la porte s'effondre en travers. Elle est complètement hors d'usage, je ne peux pas la démonter puisque je n'ai pas d'outils et... ...ma voiture est coincée dedans. Grand moment de solitude... Cet emménagement commence grave à partir en vrille...
Une femme passe et gare sa voiture. Ah oui, c'est vrai, les portes sont montées à l'envers ici !! Je comprends d'un coup pourquoi ces portes me paraissaient bizarres, et là où je me suis plantée. Bon courage !! Merci, j'en ai besoin... Coup de fil en vitesse à la SIDR... Répondeur... Melle Inès, je me sens si seul ! :'-(
Je chope un de mes voisins qui passe et lui demande des outils. J'ai trouvé mon sauveur !! Le mec est très sympa, on démonte la porte et on la pose sur le côté. Je me sens un peu con, mais au moins je ne suis plus prisonnier.
Cette embuche passée, je pars donc à mon magasin de hi-fi. Je galère un peu pour trouver, me garer, mais bon, à la suite d'un créneau somptueux (en une semaine, je commence grosso modo à reprendre la main), je me pose, je marche, je trouve. Petit moment sympa ; on est deux clients dans le magasin avec le vendeur. On est à peu près tous les deux dans la même situation - tout laissé en métropole -, avec des attentes pas si éloignées. Le vendeur commence les essais pour moi, me demande ce que j'écoute. Je reste dans le soft, classique, musique afro... Je ne lui parle pas des trucs qui tabassent (la conversation avec l'autre client me laisse à penser que j'aurais peut-être dû...). Le gars passe derrière sa montagne d'appareils technologiques, fait des branchements compliqués... Et une voix monte... Je t'aime, mi yamoré... Trop bien !!! En quelques secondes, les petites tensions de la journée s'écoulent de moi...
L'autre gars attend silencieusement que j'aie terminé mes essais, et écoute très attentivement ; je reste quand j'ai fini et écoute attentivement leurs échanges. Si vous écoutez du rap, oui, bien sûr, il vous faut un caisson de basse !! hum... J'ose pas trop participer... C'est un peu comme à l'école sauf que l'environnement est ouaté, et ponctué d'essais musicaux. C'est un moment un peu suspendu. C'est une sensation un peu étrange quand on sort tous les deux ; on ne s'est pas vraiment parlé, et pourtant c'est un peu comme si on avait fait connaissance par le truchement de la musique ; il y a comme un moment de flottement à la sortie : comment enchaîner ? Finalement on se salue et on part dans des directions opposées.
Quelques courses à carrefour, et retour chez Christian pour la douche. J'en profite pour prendre quelques affaires, pas encore la totalité car la malle reste lourde. Je mange avec eux et pars finalement me coucher.
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Le lendemain.
Je ne vois pas arriver les ouvriers, mais je suis livré d'une partie de mes meubles assez tôt. Je papote un peu avec les gars ; ils ne parlent pas trop bien le français standard, mais bon, je comprends à demi mots qu'il va y avoir quelques problèmes avec mes bancs :-S
La fille de la SIDR vient pour qu'on fasse les papiers, et m'annonce que les ouvriers m'appelleront pour prendre rendez-vous, soit dans la fin de la journée, soit le lendemain très très tôt pour que je puisse aller travailler après. Mouais, donc peut-être pas de douche aujourd'hui... En même temps, il ne fait pas trop chaud, je devrais éviter le scandale.
Le reste des meubles arrive pendant qu'elle est là. Effectivement, pas de bancs, je dois les suivre jusqu'à l'Atlas... Je finis les papiers en vitesse et les suis.
Je suis reçu très chaleureusement par un chef qui me fait presque des courbettes pour s'excuser de ne pas avoir au final ce qu'il m'a vendu (entre les livreurs, le chef des livreurs, ce chef-là, les versions ne sont pas parfaitement cohérentes... je me crois dans un magasin de voitures...), fait appeler ici, là et encore ailleurs pour chercher des bancs dans tous les Atlas et dépôts correspondants sur l'île. Rien. Super prix sur les chaises ? Oui, mais moi je veux des bancs, pas des chaises (en fait, c'est surtout que je suis très agacé qu'on m'ait vendu un truc qui n'existait pas... encore une de mes "questions de principe" débiles, sûrement...). Je vais réfléchir...
Je sors un peu agacé de tout ça. "De rage", je me fais le magasin de meubles chers à côté, BUT, un autre dans la ZI du Chaudron, même M. Bricolage et Carrefour... Le banc ne fait pas recette sur l'île, c'est sûr... Rien, rien, et encore rien. Le vendeur de BUT a été le plus amusant : le blanc, interloqué qu'il était, avant de me dire "ah non, on n'a pas ça ici", a été un modèle du genre...
Je pense maintenant que je vais acheter des chaises à trois euros six sous, et exiger remboursement ou alors une super ristourne sur les gazinières et machines à laver. Ca va encore être de la négoc' !
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Le sur-lendemain.
Le jour (le matin) du changement de chauffe-eau. Lever 6h (avant votre changement horaire, chers métropolitains, il était donc 4h chez vous... ce genre de pensée me donne le vertige...) pour réussir à émerger correctement. Je suis effectivement prêt (et éveillé) à 7h.
7h15. Rien.
7h20. Idem.
7h25. RAS.
7h30. Toujours rien.
7h35. Un nouveau verre de jus d'orange-carotte-citron ?
7h40. Mes héros arrivent...
Un peu moins matinaux que prévus, mais bon...
9h15 (dommage pour la plage fixe), je peux m'arracher de chez moi. Une opération presque sans accroc, sauf qu'on a réveillé le bébé d'à côté qui s'est fortement ému des coups de perceuse dans son mur... La gaffe !! Deuxième matin, première fois que M. Mon Voisin vient toquer à la porte pour me dire de baisser le volume... Là aussi, ça promet !!
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Depuis ces premiers jours héroïques, les choses changent doucement. J'ai dormi une partie du week-end et ai maté des films pendant l'autre (merci Antoine !!). Pas très efficace pour remplir le vide et limiter les échos (vous imaginez ça, vous, parisiens en particulier, un appartement plein d'échos ? C'est Versailles !!). J'ai passé un coup de fil à Boubacar dimanche, et j'ai du en finir par sortir sur la terrasse pour palabrer !!!
Cette indolence du week-end m'a permis d'apprécier le ragga-dancehall (surtout) et le zouk (un peu) du petit voisin d'en face qui met ses hauts-parleurs à fond l'espace d'un ou deux cds le week-end. Ca va, en fait, il pourrait aussi écouter Slipknot...
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