samedi 27 septembre 2008

Dimanche 7 septembre 2008 : deuxième jour

Nuit de treize heures. Je n'ai pas accompagné Christian au Temple. Je n'ai pas réussi à émerger à l'heure dite : trop de sommeil à rattraper. C'est en fait assez dommage, car c'était la cérémonie d'installation du nouveau pasteur, ce qui avait toutes les chances d'être intéressant !!
L'après-midi est gentil, rien à signaler, je prends le temps : le toute est d'être prêt pour la sortie du soir. On part en effet manger chez des amis de Christian, avec Monsieur le Nouveau Pasteur et Madame.
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C'est une soirée particulière et intéressante. Nous sommes une dizaine autour de la table, et je me trouve placé juste à côté de Thibaut, le centre de l'activité protestante du moment. C'est un peu le hasard, mais c'est la classe.
Je ne prends pas part à l'essentiel de la conversation au début. Ca parle métropole vs DOM, les prix, les mentalités, dans une liste à la Prévert genre "on s'y connaît" que je n'aime pas trop trop. En fait, c'est surtout une façon de discuter sans trop y toucher, entre personnes qui se connaissent peu voire pas. On parle aussi un peu de la délocalisation à Metz. Mais petit à petit, la conversation se détend et devient agréable. On mange bien ; on boit peu. Christian avait apporté deux bouteilles et il est difficile de les finir malgré le nombre de convives (j'y mets du coeur, mais, seul, c'est difficile en ne passant pas pour un pochetron...)
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Ce que j'ai préféré, c'est la discussion avec Thibaut. C'est un type étonnant : cheveux longs, boucle d'oreille, motard avec un cuir... Il parle à bon escient, et dit des choses profondes avec un accent du nord très prononcé. Il est tout en décalages, j'aime beaucoup. On a aussi beaucoup parlé moto ; c'est le premier qui me dit vraiment explicitement que j'ai raison de vouloir passer mon permis avant de conduire un deux roues motorisé, en ne commençant pas par une 125. "En moto, tous les réflexes naturels sont mauvais" Ca fait réfléchir !!!
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La femme de Thibaut nous interrompt ("on va peut-être y aller, non ?"). Je me tourne vers Christian et effectivement, il est temps d'y aller : ces yeux sont deux fentes, et on dirait qu'il va tomber de sa chaise : la fatigue profonde est là !!!
On ne s'éternise pas, et le chemin du retour m'apporte ma troisième découverte : la montagne de nuit. C'est un spectacle magique. Elle se met à ressembler à un ciel constellé descendu sur terre. Cela me rappelle les survols de ville pendant la nuit, comme quand on était revenu du Mali avec Selim et Elodie : Alger, Marseille, Paris de nuit, c'était tellement beau !! Je pensais vouloir habiter quelque part avec une vue sur la mer, mais je réalise à cette occasion que la vue sur la montagne la vaut bien.
Couché sans retard : les vacances n'ont duré qu'un week-end, et il faut aller bosser...

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