samedi 27 septembre 2008

Première semaine : découverte de la DR

Il faut se lever tôt ici : 7h et quelques pour être arrivé vers les 8h30 sur les lieux.
Gasp !! Ca change du rythme parisien !! Symboliquement, émerger du sommeil du juste (!) avant 8h, c'est un cap !
En même temps, il faut bien réaliser qu'ici, ce sont surtout les matinées qui sont belles. La géographie particullière de l'ïle (j'y reviendrai plus tard) implique une multitude climats très différents. Saint-Denis, c'est dans le nord, et ce n'est pas le climat le plus clément (je m'en étais rendu compte dès le début du week-end : trois jours, trois grains sur le coin de la figure... je n'avais pas tout à fait réalisé ça, en faisant mes bagages...). Ce n'est pas non plus le climat le plus pourri (on n'est pas dans l'est). Toujours est-il qu'ici, les matinées sont très belles, pendant l'après-midi, si l'atmosphère reste lumineuse, les nuages descendent sur la montagne. C'est d'ailleurs un très joli spectacle de voir les sommets qui se perdent dans la brume.
Et puis, il faut bien avouer que ce serait dommage de louper le petit déjeuner face à la mer !!
(photos à l'appui dès que j'aurai trouvé "le" câble pour relier le téléphone à l'ordinateur...)
.
Retour à la DR...
Le bâtiment me fait étrangement penser au SR de Guyane... Le même architecte a peut-être sévi dans les deux endroits. Enfin bon, c'est pas moche, faut pas déconner non plus.
Dès l'arrivée, on monte au 3e, à la "salle de détente", pour prendre un café. Cette pièce s'ouvre sur une grande terrasse, d'où on peut voir la mer, c'est très sympa.
Je rencontre Stéphanie et Claudine, ma petite équipe à moi :-) Le contact passe tout de suite, c'est cool. Claudine vient de passer sept ans en Guadeloupe, trouve qu'il fait froid, et m'appelle "chef" ; ça me fait un peu bizarre ; le plus bizarre, en fait, c'est quand elle m'a apporté une feuille de congés à signer...
Et puis on me présente plein d'autres personnes, je ne retiens pas la moitié des prénoms ; je suis pris en charge par Marie-France, une petite blonde particulière mais sympathique qui me raconte plein de choses en se perdant dans les détails et en passant du coq à l'âne. Je suis un peu noyé, mais bon, je fais des sourires. Passage obligé par le bureau du directeur : j'en avais un souvenir un peu moyen (après tout, je ne l'avais eu en face à face qu'une fois dans ma vie, quand il m'avait convoqué à l'école pour me dire que si je continuais à sécher, j'allais avoir des retenues sur salaire...), mais il n'est pas désagréable. Je ne sais pas ce que ça va donner avec mon propre chef direct, dont je n'ai entendu que du bien à la DARES et un jugement plus mitigé à la DR... On verra : la hiérarchie m'a toujours un peu mis mal à l'aise, mais ça se passe bien avec moi pour l'instant, et je n'ai aucunement l'intention que ça se passe mal... Et enfin il y a aussi celui qui a visiblement tout vu, tout fait, tout compris et qui t'explique ça dans le détail. J'en avais entendu parlé en métropole, mais c'était en dessous de la réalité...
Dans l'ensemble, j'apprécie plutôt les gens.
La délocalisation à Metz est un sujet de conversation majeure, et je me fais déjà assez pote avec les syndicalistes, Claire et Bruno. Avec eux, ça passe vraiment tout de suite.
.
Stéphanie est non seulement une fille super, mais aussi un super atout ; je suis persuadé que c'est quelqu'un de confiance (ce qui est confirmé par l'amitié entre elle et Christian) et elle me donne petit à petit quelques clefs pour comprendre la nébuleuse de la DR et de la DIRAG, tous ces gens qui se connaissent depuis longtemps, entre lesquels il y a des contentieux tabous... C'est pas simple, on dirait une grande famille avec ces histoires internes compliquées.
Je comprends assez vite que je dois marcher sur des oeufs, personnellement et professionnellement. On verra si mes capacités diplomatiques sont suffisamment développées.

Aucun commentaire: