samedi 27 septembre 2008

Le départ

Quelques mots ensuite sur le départ... ...qui ne s'est pas tout à fait passé dans les règles de l'art.
Ce qui était donné : fin de l'enregistrement, vendredi 5 septembre 2008, 18h45.
Ce qui était prévu : finir de ranger l'appart dans le début de l'aprèm et partir avec Ranzika sur le coup de 17h.
Mais patatra, engueulade de Ranzika avec son Caporal-Chef, et impossibilité de venir me chercher.
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Comment partir ? Que faire avec ma malle que je ne peux pas bouger seul ? Où trouver quelqu'un pour m'aider à la descendre (avec que des vieux dans l'immeuble, pas gagné...) ?
Je dois avouer que j'ai paniqué. Aucun non-travailleur (en tout cas non salarié) ne répondait au téléphone, l'heure tournait...
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Mon salut est venu de Jean-Marie, qui m'a passé un petit coup de téléphone, juste pour savoir où j'en étais et me souhaiter bon voyage. Il a sauté dans un taxi, et venu m'aider à tout descendre. Prévoyant que ça allait coûter bonbon, je me presse pour aller chercher de la thune ; je cours sous la pluie et me vautre méchamment (j'ai toujours les restes d'un joli hématome sur la cuisse trois semaines après l'accident). L'arrivée du messie Jean-Marie met finalement un moment (embouteillages parisiens), mais je suis soulagé sur le coup.
Mais le stress ne s'évapore finalement pas encore. Pris dans les embouteillages pour sortir de Paris, puis dans ceux de l'autoroute jusqu'à Roissy, je n'en mène pas large !! Et les quelques sms me souhaitant un bon départ me contribuent à me casser le moral... J'appelle même AirAustral pour leur demander de m'attendre !!!
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Finalement, arrivée à 18h30 (ouf !), mais tout n'est pas terminé. Je me renseigne auprès d'une fille d'AirAutral pour l'enregistrement de kilos supplémentaires (je n'avais pas eu de réponse claire au téléphone pendant la matinée) ; elle n'en sait rien, mais me valide mon billet et me met dans la queue de l'enregistrement. Son chef arrive et m'apprend qu'un bagage ne peut être enregistré s'il fait plus de 32 kgs ; j'ai des gros doute sur la malle, et on va la peser ensemble : je découvre qu'elle en fait 50 !!! J'ai failli faire une attaque. Le gars me prend gentiment pris sous son aile, en m'envoyant acheter des sacs de voyage pas trop chers (enfin, 20 euros pour une camelote pareille, c'est vraiment pas le pied...).
Je remplis un premier sac en vidant ma malle dans le hall de l'aéroport sous le regard curieux des passants et des flics de la paf. 12 kgs. C'est bien mais pas suffisant. Je retourne en acheter un autre en vitesse ; redéballage ; re-remplissage, j'explose la fermeture éclair (camelote, camelote...), je m'énerve... Mon bon, ouf, je pèse la malle, 31,2 kgs. J'ai passé la limite... Je cours jusqu'au comptoir, je butte sur un poteau dans la précipitation, j'envoie tout par terre, ordinateur portable compris... L'énvervement continue de monter jusqu'à des cimes himalayennes...
J'arrive enfin au comptoir. On me dit "un seul bagage de cabine"... "deux petits sacs, c'est interdit ?" "un seul bagage autorisé, monsieur" (quand je pense aux énormes sacs de certains, je me dis qu'il n'y a pas de justice). Je décide de rester calme (au moins extérieurement) et j'envoie tout en soute, même les petits sacs, sauf l'ordinateur.
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J'ai envie de me fumer une clope pour souffler, mais on me dit de me presser pour passer la douane. Pffff ! J'y vais bon gré mal gré, faut tout que je sorte du sac pour montrer que c'est un vrai ordinateur sans bombe intégrée. Je vide mes poches et je découvre le cadenas de ma malle : j'ai oublié de la locker dans la précipitation ; je peste interieurement mais il n'y a plus rien à faire... Je cours dans les couloirs jusqu'à l'avion (avec ma fesse endolorie, c'est pas facile) et je tombe sur la fille d'AirAutral que j'ai rencontrée à l'arrivée. Elle explose de rire en voyant hirsute et suant sang et eau. Je reste interloqué, et je me marre deux secondes avec elle.
J'arrive dans l'avion à 19h30 et m'assoie sur une fesse (je ne pouvais pas faire mieux... j'ai dormi mal comme jamais...). On décolle un quart d'heure plus tard. Je n'ai jamais fait aussi juste.
C'est le début de l'aventure.

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